se mettre a son compte

Se mettre à son compte en 2023 : pistes de réflexion et étapes 

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13/07/2023
Équipe juridique

Se mettre à son compte équivaut à ne plus dépendre d’un cadre imposé et à gagner sa vie en faisant vraiment ce qu’on aime. L’idée est forcément séduisante, d’autant plus que le nouveau statut juridique d’entrepreneur individuel est bien plus protecteur depuis mai 2022. Mais êtes vous prêts à renoncer à la stabilité, à prendre des risques et à vivre avec plus d’incertitudes ? Domiciliation-enligne expose ici quelques pistes de réflexion et les étapes clés pour créer une entreprise rentable et pérenne.  

Est-ce que ça vaut le coup de se mettre à son compte ?

Selon vos valeurs et vos besoins, oui. Seul un bilan complet de votre situation professionnelle et personnelle vous permettra de répondre à cette question.

Dans l’absolu travailler à son compte permet de gérer son emploi du temps selon les besoins de sa vie personnelle. En fonction de l’activité que vous aurez créé, vous pourrez également choisir votre lieu de travail : à la campagne, en ville, à la montagne ou à la mer, ou encore digital nomad si votre activité s’y prête. En contrepartie de cette plus grande liberté de choix et de gestion du temps, il y a le risque de s’éparpiller. Vous allez donc devoir être plus rigoureux et organiser vos journées de travail : planifier vos missions, votre administratif et du temps pour vos clients. Le b.a.-ba du travailleur indépendant.

D’autre part, se mettre à son compte nécessite des compétences supplémentaires, en plus de vos compétences métier. À savoir :

  • Des aptitudes en gestion financière
  • Des compétences commerciales et une habileté relationnelle
  • Une confiance et une estime de soi suffisante pour dépasser les inévitables moments critiques et persévérer

Connaissez-vous le congé Création d’entreprise ? C’est une solution pour vous permettre de minimiser les risques. Découvrez ici d’autres pistes de réflexion pour vous assurez de ne rien oublier. Lancez-vous et scalez votre business !

  

Quels sont les métiers et les secteurs porteurs en 2023 pour se mettre à son compte ?

Pour rappel, un secteur porteur se définit par une forte demande de la part des consommateurs et une forte croissance économique. En 2023, on note les tendances suivantes :

  • Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à soutenir le Made in France, les entreprises locales. 
  • Ils ont également une conscience accrue du bien être physique et mental. Les métiers du bien-être ont donc de beaux jours devant eux et offrent une grande variété d’activités. Commerciale, artisanale et libérales (métiers du coaching notamment).
  • Les entreprises poursuivent leur digitalisation et ont donc besoin d’améliorer leur trafic pour attire de nouveaux clients. Les métiers de rédacteur Web SEO, Développeur web et Community manager ont donc le vent en poupe.
  • Créer une boutique de e-commerce, se lancer dans la formation en ligne via une plateforme de Mooc ou monter son business de consulting offrent aussi un bon potentiel de croissance.

Quoiqu’il en soit, la force de tout entrepreneur réside dans sa capacité à lier ses envies avec ses compétences métier et ses qualités humaines.

Attention, ne brûlez pas les étapes ! Le premier facteur d’échec est de ne pas avoir pris ce temps de réflexion.

 

Comment se lancer pour travailler à son compte ?

Une fois votre choix arrêté, nous vous recommandons de suivre les étapes suivantes :

1/ Réalisez une étude de marchépour valider votre idée

L’objectif étant de confronter votre projet d’entreprise à la réalité du marché. Grâce à un questionnaire que vous aurez imaginé via Google forms, explorez les besoins des clients susceptibles d’acheter votre produit ou service. De même, vos concurrents directs et indirects et leur mode de distribution. Vous pourrez ensuite analyser le potentiel du marché.

Vous aurez ainsi tous les éléments nécessaire pour peaufiner une offre commerciale qui se démarque de la concurrence.  Cette étude de marché fait partie intégrante de l’indispensable business plan que vous pourrez poursuivre si les résultats de votre étude corroborent votre idée de départ.

 

2/ Élaborer votre business plan

Qui dit Business plan, dit aussi business model, l’un n’allant pas sans l’autre. Il en est de même du prévisionnel sur 3 ans (plan de financement, bilan prévisionnel, etc.). Ces tableaux financiers visent notamment à chiffrer vos besoins financiers au démarrage de votre activité, le besoin en fonds de roulement (BFR) et le revenu que vous allez pouvoir en tirer.

Ces projections financières sur 3 ans ou 5 ans vont vous permettre de vérifier le niveau de rentabilité de votre entreprise, une fois toutes les charges payées.

 

3/ Choisissez le statut juridique le plus adapté à votre activité et votre foyer fiscal

Cette étape est particulièrement importante aussi puisque le statut juridique a une incidence sur :

  • La fiscalité de l'entreprise
  • Vos obligations comptables
  • Votre régime social : travailleur non salarié (TNS) ou assimilé-salarié.
  • Votre responsabilité civile et pénale

Si vous êtes seul à bord, vous devrez choisir entre la création d’une entreprise individuelle (EI) et celle d’une société unipersonnelle EURL ou SASU. Si vous êtes minimum 2, vous devrez vous constituer en société SAS ou SARL et rédiger ses statuts.

La SAS Unipersonnelle étant la seule forme juridique qui permette de conserver le régime général de la sécurité sociale. Vous déterminez vous même la rémunération à vous verser chaque mois, et le calcul de vos cotisations sociales se fait sur cette base.

Quant au dispositif auto-entrepreneur, c’est en réalité une entreprise individuelle (EI) placée sous le régime fiscal de la micro entreprise (micro BIC ou micro BNC).

Domiciliation-enligne est une marque du cabinet d’expertise comptable Administro. Contactez nos experts-comptables pour faire les meilleurs choix. Ils ont également toutes les compétences nécessaires pour vous aider à faire le montage financier de votre entreprise.

 

4/ Établissez le montage financier

Selon la nature de votre projet entrepreneurial, vous aurez plus ou moins besoin d’investir dès le démarrage de votre activité. Lancer sa boite de consulting nécessite bien moins d’investissement que la création d’une brasserie locale, par exemple.

Dans le plan de financement, vous listerez :

  • Votre apport personnel
  • Votre crédit professionnel bancaire,
  • Les sommes issues de votre campagne de crowdfunding ou de Business Angels
  • les aides financières dont vous pouvez bénéficier (l’ACRE et l’ARCE de Pole Emploi, les aides de la Région, etc.)

 

5/ Domiciliez et immatriculez votre entreprise

Là encore la nature de votre activité détermine vos besoins en matière de local professionnel.

Vous devrez anticiper pour trouver le local commercial idéal pour ouvrir votre boutique, alors que si vous êtes rédacteur Web vous travaillez de chez vous. Vous pouvez ainsi domicilier votre entreprise au sein d’une société de domiciliation comme la nôtre pour préserver votre vie perso et bénéficier de nombreux services. Sans compter qu'en établissant son siège social à Paris, vous profitez aussi de la CFE la moins chère de France ! Contactez nous.

Notez que vous aurez besoin de notre attestation de domiciliation pour pouvoir vous immatriculer au registre national des entreprises (RNE) et au RCS le cas échéant.

Si vous souhaitez donner un nom commercial à votre entreprise, vous devrez vérifier sa disponibilité auprès de l’INPI. Sachant que c’est une obligation si vous créez votre société.

Quoiqu’il en soit, les démarches juridiques se font désormais en ligne sur le site de l’INPI depuis le 1er janvier 2023. L’INPI remplace les CFE (centre de formalités des entreprises). Nous pouvons aussi nous en charger pour vous !

 

Quel est le coût pour devenir auto-entrepreneur (micro entrepreneur) ?

En termes de coûts de création d’entreprise, monter une EI est la solution la plus économique, comparée à la forme sociétale. Nul besoin de rédiger des statuts, ni de publier une annonce légale au JAL. De plus les obligations comptables sont réduites au minimum : livre de recettes et registre d'achats.

Pour rappel, l’auto entrepreneur est un indépendant (freelance) qui exerce son activité sous la forme juridique de l’EI et qui l’a placé sous le régime fiscal de la micro. À ce titre, il bénéficie du régime micro social : TNS, il verse ses cotisations sociales au même moment que la déclaration de son chiffre d’affaires encaissé. Déclaration qu’il doit faire chaque mois ou trimestre.

Auto entreprise, micro entreprise : nos conseils 

Ce dispositif est idéal au démarrage de votre activité, quand vous la cumulez avec un emploi salarié ; ou à condition de ne pas avoir besoin de faire des investissements pour commencer votre activité indépendante.

Pour rappel, le chiffre d’affaires est plafonné et vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles, ni amortir vos investissements. L’autre option pour une EI étant le régime fiscal du réel. Contactez nos experts-comptables pour valider vos choix.

 

 

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